Skip to main content

Full text of "Lutte rationnelle contre les ravageurs des pommiers au Québec."

See other formats


■ j^ Agriculture 



Canada 

Research Direction générale 
Branch de la recherche 

Contribution 1983-15F 



Canadlan Agriculture Libranj uKS3Ktf5L 

Bibliothèque canadienne de I agriculture Laisser dan» la 

Ottawa Kl A 0C5 bibliothèque / salle de lecture 



■ + l 



Agriculture and Agriculture et 
Agri-Food Canada Agroalimentalre Canada 



Lutte rationnelle contre 
les ravageurs des pommiers 
au Québec 



630.72 

C759 

C 83-015 

fr. 

c.3 



RESEA m 



APR 28 m) 

DELHI 




Canada 



Sur la couverture, les points sur la carte indiquent 
les établissements de recherche d'Agriculture Canada 



Lutte rationnelle contre 
les ravageurs des pommiers 
au Québec 



RODOLPHE OMER PARADIS 

Station de recherche 

Saint- Jean-sur-Richelieu (Québec) 

Bulletin technique n° 16 revisé 



Direction générale de la recherche 

Agriculture Canada 

1983 



On peut obtenir des exemplaires de ce bulletin à la 

Station de recherche 

Direction générale de la recherche 

Agriculture Canada 

C.P. 457 

Saint-Jean-sur-Richelieu (Québec) 

J3B 6Z8 

Production du Service aux programmes de recherche 

©Ministre des Approvisionnements et Services Canada 1983 

Also available in English under the title 

Pest management approach in Québec apple orchards 



Ab s tract 

The appearance and behaviour of phytophagous insects and mites occurring 
in apple orchards in southwestern Québec are presented along with the 
phenological development of the cultivar Mclntosh coupled with degree-day 
summations. Natural enemies of thèse pests are also mentioned. 

Chemical control measures require five pesticide treatments applied at 
différent apple bud development stages and pre-determined dates. Thèse 
treatments are directed against the major pests, viz. the European red 
mite, Panonyahus ulmi (Koch), the apple maggot, Ehagoletis pomonella 
(Walsh) , the bugs Lygus lineolaris (P. de B.)» Lygocoris commuais (Knight) 
and Lygidea mendax Reut., the green fruitworm, Orthosia hibisci (Guenée) , 
and the plum curculio, Conotrachelus nénuphar (Hbst.). Monitoring 
techniques are being evaluated with the aim of reducing pesticide 
treatments in apple orchards. 



Note Contribution No. J. 847, Research Station, Research Branch, 
Agriculture Canada, Saint-Jean-sur-Richelieu, Québec. 

Paper presented at a colloquium on horticulture held at 

the International Floralies, Montréal, Québec, August 20, 1980 



.1 

Résumé 



Les insectes et les acariens ravageurs présents dans les pommeraies du 
sud-ouest du Québec sont passés en revue en fonction de leur comportement 
relié au développement phénologique du cultivar Mclntosh ainsi qu'à des 
constantes thermiques. Il est fait mention également des principaux 
ennemis naturels de ces ravageurs. 

La lutte chimique préconisée comporte cinq traitements appliqués à des 
stades-repères et à des dates prédéterminés; ces traitements sont dirigés 
contre les ravageurs prépondérants qui sont le Tëtranyque rouge du 
pommier, Panonychus ulmi (Koch) , la Mouche de la pomme, Rhagoletis 
pomonella (Walsh) , les Punaises Lygus lineolaris (P. de B.), Lygocoris 
communis (Knight) et Lygidea mendax Reut., la Noctuelle du fruit vert, 
Orthosia hibisai (Guenée) , et le Charançon de la prune, Conotrachelus 
nénuphar (Hbst.). Des essais de piégeage sont en cours et visent 
essentiellement à réduire le nombre de traitements insecticides. 



Note Contribution n° J. 847 de la Station de Recherches, Direction 
générale de la Recherche, Agriculture Canada, Saint-Jean-sur- 
Richelieu, Québec. 

Communication présentée le 20 août 1980 , au Colloque International 
sur l'Horticulture patroné par les Floralies de Montréal, Québec 



Dès le début, je tiens à souligner que cette communication a été préparée 
avec l'aide de collègues qui oeuvrent dans le domaine de la protection des 
vergers du Québec, nommément monsieur Marcel Mailloux du ministère de 
l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec, ainsi que 
messieurs Irénée Rivard et Noubar Bostanian du ministère de l'Agriculture 
du Canada. J'ai aussi bénéficié de certaines informations fournies par 
monsieur Guy Boivin, étudiant à l'Université McGill, qui poursuit des 
études sur le complexe des Punaises phytophages des pommeraies et par 
monsieur Denis Bouchard, de l'Université du Québec à Montréal, dont les 
recherches portent sur les pucerons du pommier. 

La première partie de cette communication traite de l'entomof aune des 
vergers du sud-ouest du Québec telle qu'elle se présente au cours d'une 
saison, d'abord en relation avec les stades phénologiques des pommiers du 
cultivar Mclntosh, nettement prédominant dans nos vergers, puis en 
relation avec les mois du calendrier pour le reste de la saison. A 
chacun de ces stades, il est fait mention des degrés-jours calculés à 
partir du seuil de 5° C et selon la simple méthode (maximum + minimum/2) 
-5° C. Ces constantes thermiques ont été cumulées au cours des dix 
dernières années. 

L'entomof aune comprend d'une part les ravageurs et, d'autre part, 
quelques-uns des principaux ennemis naturels. Etant donné le très grand 
nombre de ravageurs qui infestent les pommiers, nous les avons divisés 
en trois catégories: les ravageurs prépondérants , responsables de pertes 
économiques dans la plupart des vergers à défaut de traitements; les 
ravageurs secondaires qui occasionnent localement et épisodiquement de 
sérieux dégâts et les ravageurs occasionnels qui, le plus souvent, 
causent des dégâts négligeables. 

Dans la deuxième partie de la communication, il sera question du programme 
de lutte et de dépistage mis de l'avant au cours des dernières années et 
que l'on tente de préciser et d'améliorer toujours davantage. 



I - ENTOMOFAUNE DES VERGERS DE POMMIERS EN FONCTION DE LA PHÉNOLOGIE 

STADE DORMANT AU PRINTEMPS 



Période concernée: 1 er mars - 28 avril 
Degrés-jours* au 1 er avril: 9 
au 15 avril: 20 
Ravageurs prépondérants: 

Noctuelle du fruit vert 

Punaise terne 
Ravageur occasionnel: 

Tordeuse pâle du pommier 
Ennemi naturel: 

Allothrombium lerouxii 

* Seuil de 5° C et moyenne des 10 
dernières années 



Lorsque les pommiers sont encore au stade dormant au printemps (PI. 1, 
fig. 1), certains insectes sortent déjà de leur hibernation et reprennent 
leur activité. C'est le cas précisément de la Noctuelle du fruit vert, 
Orthosia hibisci (Guenée) , de la Punaise terne, Lygus lineolaris (P. de 
B.), deux insectes classés présentement comme ravageurs prépondérants dans 
les pommeraies du Québec, c'est-à-dire pouvant occasionner des pertes 
économiques dans un très grand nombre de vergers si l'on néglige de faire 
les traitements appropriés. 

Noctuelle du fruit vert 



En 1980, la première capture de papillons de la Noctuelle du fruit vert, 
effectuée à l'aide de pièges à phéromones, est en date du 10 avril, soit 
une quinzaine de jours avant la période du débourrement . Les papillons 
de cette espèce c .ont de couleur gris beige, avec tête et thorax densément 
recouverts de poils et des ailes d'une envergure d'environ 40 mm (PI. II, 
fig. 12). Ils voltigent dans les vergers ordinairement jusqu'à la mi-mai. 



Punaise terne 

Les premiers adultes de la Punaise terne ont été capturés le 15 avril en 
1980. Ce sont de petits insectes brun terne, de forme ovale, qui mesurent 
6 mm de longueur et qui s'envolent rapidement lorsqu'ils sont inquiétés 
(PI. II, fig. 3). 

Tordeuse pâle du pommier 

La Tordeuse pâle du pommier, Pseudexentera mdli Free., est la seule 
tordeuse des vergers qui, selon nos observations, s'attaque uniquement 
aux pommiers, les autres tordeuses infestant à l'occasion différentes 
essences forestières. Elle doit son nom à la couleur blanchâtre des 
larves que l'on trouve bien dissimulées dans les pousses terminales des 
rameaux. Nous avons déjà observé les adultes de P. mdli voltigeant dans 
les vergers les 8 et 9 avril alors que la température maximale journalière 
était de 12° C et que la neige au sol n'était pas entièrement disparue. 

L'Acarien Allothrombium lerouxii Moss (PI. IV, fig. 1) 

Parmi les rares entomophages dans les vergers à cette période de l'année, 
il faut mentionner l'acarien A. lerouxii de 3,3 mm de longueur et d'un 
rouge velouté qui est souvent abondant immédiatement après la fonte des 
neiges. On le trouve dissimulé dans les feuilles mortes sur le sol et, 
très vorace, il s'attaque aux oeufs et autres formes de plusieurs espèces 
d'acariens et d'insectes. 

DEBOURREMENT 

Le débourrement des pommiers, appelé en anglais 'green tip" et que l'on 
traduit souvent par "bouton vert" ainsi que par "pointe verte" constitue 
un stade de première importance (PI. I, fig. 2). En plus d'être le signe 
apparent du départ de la végétation, c'est à partir de cette époque que la 
tavelure, Venturia inaequalis (Cke.) Wint., peut s'implanter sur les 



pommiers et que bon nombre de ravageurs manifestent leur présence. Dans 
le sud-ouest du Québec, le débourrement le plus hâtif des pommiers 
Mclntosh a été noté le 16 avril et le plus tardif, le 13 mai; la date 
moyenne est cependant le 29 avril. 



Punaise terne 



Date moyenne: 29 avril 

Dates extrêmes: 16 avril et 13 mai 

Degrés-jours: 65 

Ravageur prépondérant: 

Punaise terne 
Ravageurs secondaires: 

Eriophyide du pommier 

Tordeuse à bandes rouges 

Pique-bouton du pommier 

Tordeuse à bandes obliques 
Ravageurs occasionnels: 

Pucerons des graminées 

Livrée d'Amérique 

Livrée des Forêts 

Taupins 
Ennemis naturels : 

Syrphes 

Coccinelles 



On retrouve la punaise terne qui, pour s'alimenter, pique les bourgeons 
floraux et les bourgeons végétatifs ce qui provoque d'abord des exsuda- 
tions chez ces bourgeons puis leur dessèchement. Nous avons noté que, 
dans certaines plantations, la proportion de bourgeons ainsi détruits 
peut facilement être de l'ordre de 30 %. 



Eriophyide du pommier (PI. II, fig. 2) 

L'Eriophyide du pommier, Aoulus sahlechtendali (Nal.)> infeste de plus en 
plus fréquemment et de plus en plus sérieusement les vergers du Québec. 
Mesurant environ 0,07 mm de longueur, il est invisible à l'oeil nu, mais 
le roussissement du feuillage en cours de saison révèle facilement sa 
présence. Les femelles hibernantes appelées deutogynes quittent donc les 
écailles des bourgeons où elles ont passé l'hiver pour infester les tissus 
foliaires dès la période de débourrement. 

Tordeuse à bandes rouges 

Passant l'hiver à l'état de chrysalides dans des débris végétaux sur le 
sol, les premiers papillons de la Tordeuse à bandes rouges, Argyrotaenia 
vetutinana (Wlk.) sont capturés à l'aide de phéromone synthétique à 
l'époque du débourrement. Il s'agit de petits papillons d'environ 13 mm 
d'envergure dont les ailes antérieures sont traversées obliquement par 
une bande nuancée de rouge et de brun. 

Les captures des adultes de la génération hibernante se prolongent 
jusqu'à la mi-juin. Il arrive que ces captures soient très abondantes, 
mais il faut souligner que l'espèce est polyphage et que les chenilles 
peuvent être plus abondantes, par exemple, sur des plantes du genre 
Apooynum sp. croissant dans certains vergers que sur les pommiers eux- 
mêmes . 



Tordeuse à bandes obliques et Pique-bouton du pommier (PI. III, figs 
4 et 8) 



La Tordeuse à bandes obliques, Archips rosaceana (Harr.), et le Pique- 
bouton du pommier, Spilonota ocellana (D. & S.), passent l'hiver à 
l'état de jeunes chenilles sur les arbres. Dès la période de débourre- 
ment ces chenilles reprennent activité et se dissimulent à l'intérieur 
des bourgeons pour se nourrir. Les chenilles de A. rosaceana sont vert 



jaunâtre avec tête foncée tandis que celles de S. oaellana sont brun 
chocolat. 

Puceron des graminées 

Parmi les quatre espèces de pucerons que l'on rencontre sur les pommiers, 
le Puceron des graminées, Rhopalosiphum fitchii (Sand.)» est le premier 
à faire son apparition. Les populations sont rarement assez abondantes 
pour nécessiter des traitements. Au stade du calice, apparaissent les 
formes ailées qui migrent sur les graminées. 

Livrée d'Amérique et Livrée des forêts 

C'est à la fin d'avril, à la période de débourrement , qu'éclosent les 
chenilles de Malacosoma amerioanum (F.) et de Malacosoma disstria Hbn. 
Les chenilles de chacune de ces deux espèces vivent en colonie, mais 
seules celles de M. amerioanum se tissent une toile aux fourches des 
arbres. Dans les vergers entretenus, elles sont facilement éliminées 
par les traitements réguliers d'insecticides. Leur développement larvaire 
prend fin à la mi-juin. 

Taupins 

On appelle ainsi les adultes des vers fil de fer. Certains de ces 
adultes, notamment du genre Ctenioera spp., grugent les bourgeons des 
pommiers et s'attaquent aussi aux fleurs, après quoi ils abandonnent les 
pommiers. Il s'agit de ravageurs occasionnels. 

Syrphes 

Dès l'ouverture des bourgeons, on peut observer des oeufs de Syrphes 
déposés sur les bourgeons infestés par le Puceron des graminées (PI. IV, 
figs 2 et 3). Les larves de ces Diptères sont tout au cours de la saison 
d'importants prédateurs des Pucerons. D'après les études conduites par 



monsieur Denis Bouchard, il y en aurait au moins sept espèces dans nos 
vergers. 

Coccinelles (PI. IV, fig. 3) 

Au début de la saison, les Coccinelles sont nombreuses et se déplacent 
ici et là en quête de nourriture. On en a identifié huit espèces 
s' attaquant aux Pucerons. 

DÉBOURREMENT AVANCÉ 

Le débourrement avancé se caractérise par des feuilles qui ont au moins 
12 mm de longueur. Les pomologistes américains désignent d'ailleurs ce 
stade par 1 'expression "half-inch green". Enfin, on dénomme souvent ce 
stade "bouton vert avancé" ou encore "oreilles de souris" (PI. I, fig. 3). 
Les pommiers atteignent ce développement à la date moyenne du 2 mai, 
tandis que les dates extrêmes sont d'une part le 20 avril et, d'autre 
part, le 20 mai. Le nombre de degrés-jours alors accumulés est d'environ 
85 unités. A ce stade phénologique des pommiers, apparaissent dans les 
vergers les premières fleurs de Pissenlit, Taraxacum officinale et de 
Trilles, Trillium grandiflorum et T. erectum. 

Au débourrement avancé, on retrouve les ravageurs déjà mentionnés auxquels 
viennent s'ajouter le Tétranyque à deux points, Tetranychus urticae Koch, 
le Puceron rose du pommier, Dysaphis plantaginea (Pass.), la Mineuse 
marbrée, Lithocolletis blancardella (F.) et la Spongieuse, Lymantvia 
dispar (L. ) . 

Tétranyque à deux points 

Le Tétranyque à deux points est un acarien cosmopolite et polyphage que 
l'on retrouve aussi bien en serre qu'en plein champ; il se classe comme 
ravageur secondaire des pommeraies au Québec. Les femelles hibernantes, 
de couleur jaune orange, font leur apparition habituellement au 



débourrement avancé. On les retrouve alors sur les plantes herbacées 
constituant le parterre des vergers, notamment sur le Lychnis blanc, 
Lychnis alba. Ce n'est qu'à la fin de juin ou au début de juillet, à 
l'occasion d'une sécheresse ou à la suite du fauchage des plantes de 
couverture, que le Tétranyque à deux points envahit les pommiers. 
L'espèce complète cinq ou six générations dans le sud-ouest du Québec. 



Date moyenne: 2 mai 

Dates extrêmes: 20 avril et 20 mai 

Degrés-jours: 85 

Ravageurs secondaires: 

Tétranyque à deux points 

Puceron rose du pommier 
Ravageurs occasionnels: 

Mineuse marbrée 

Spongieuse 



Puceron rose du pommier (PI. III, figs 2 et 3). 

Les pullulations du Puceron rose du pommier ont une incidence nettement 
sporadique. De plus, à la mi-juin, débute une forte migration des formes 
ailées vers des hôtes secondaires. 

Mineuse marbrée 



Le complexe des mineuses du pommier au Québec comprend les espèces 
suivantes: Lithocolletis malimalifol.-r'ella (Braun), L. scuderella (F. & 
B.), L. crataegella Clem. et L. blancardella (F.). La Mineuse marbrée, 
L. blancardella, est prédominante présentement; elle complète trois 
générations annuellement et passe l'hiver à l'état de chrysalide dans 
les feuilles mortes. Les adultes font leur apparition au débourrement 
avancé. Au printemps 1980, nous avons procédé pour la première fois au 



10 



dépistage de L. blaneardella au moyen d'une phéromone sexuelle synthétique, 

Spongieuse 

Ce déprédateur accuse une recrudescence sur les essences feuillues dans 
plusieurs régions du Québec. Dans certains vergers, au cours des 
dernières saisons, nous avons noté la présence des chenilles noirâtres 
et à longs poils de la Spongieuse qui se nourrissent très souvent à la 
surface supérieure des feuilles. Leur développement prend fin durant la 
deuxième quinzaine de juin. Toutefois, jusqu'à présent, ses proliféra- 
tions en vergers sont occasionnelles. 

PRÉ-BOUTON ROSE 

A ce stade, on note l'apparition des boutons floraux, mais ceux-ci sont 
tous soudés les uns aux autres d'où l'expression anglaise de 'tight 
cluster' (PI. 1, fig. 4). La date moyenne de l'apparition du pré-bouton 
rose est le 9 mai, tandis que les dates extrêmes oscillent du 29 avril au 
23 mai. 



Date moyenne: 9 mai 

Dates extrêmes: 29 avril et 23 mai 

Degrés-jours: 125 

Ravageur prépondérant: 

Noctuelle du fruit vert 
Ravageur secondaire: 

Puceron vert du pommier 



Noctuelle du fruit vert (PI. II, figs 11 et 13) 



A cette époque de la saison débute l'éclosion des chenilles de la 
Noctuelle du fruit vert; leur développement se prolonge jusqu'à une 



11 



quinzaine de jours après la chute des pétales. Ces chenilles s'attaquent 
aux bourgeons et aux pousses puis aux pommes nouvellement formées sur 
lesquelles elles pratiquent des morsures et des cavités profondes. Elles 
sont vert pâle, légèrement lignées de blanc; au terme de leur développe- 
ment, elles mesurent de 30 à 40 mm de longueur. 

Puceron vert du pommier (PI. III, fig. 1) 

Au stade du pré-bouton rose, on note des colonies du Puceron vert du 
pommier, Aphis pomi De G, sur les pousses terminales. Cette espèce passe la 
saison entière sur le pommier. Les formes ailées qui apparaissent un peu 
plus tard contribuent à sa dispersion dans les vergers. Lorsque les 
populations deviennent très denses au cours de la saison, elles occa- 
sionnent de la fumagine sur le feuillage et sur les fruits. 

BOUTON ROSE 

A ce stade, les boutons floraux se détachent les uns des autres et, sur 
chacun des boutons, on perçoit une section des pétales nettement colorée 
de rose (PI. 1, fig. 5). Le stade du bouton rose prend place habituelle- 
ment a la mi-mai; toutefois, la date la plus hâtive a été le 6 mai, et la 
plus tardive, le 29 mai. A ce stade, on compte 165 degrés-jours. 



Date moyenne: 15 mai 
Dates extrêmes: 6 et 29 mai 
Degrés-jours: 165 
Ravageurs prépondérants: 

Tétranyque rouge du pommier 
Charançon de la prune 
Ravageur secondaire: 

Tordeuse du pommier 



12 



Tetranyque rouge du pommier (PI. II, fig. 1) 

Les oeufs du Tëtranyque rouge du pommier, Panonyehus ulmi (Koch) , qui ont 
passé l'hiver sur l'écorce des branches et des troncs, éclosent en grand 
nombre chaque année au stade du bouton rose. Il convient de souligner 
que P. ulmi est un des pires ravageurs des pommiers au Québec. Il 
pullule très facilement sur les arbres, pouvant compléter six ou sept 
générations en une saison. Pour s'alimenter, il soutire les matières 
cellulaires des feuilles occasionnant leur décoloration; il réduit ainsi 
la vigueur de l'arbre et le développement des bourgeons à fruits; il 
peut enfin causer une chute prématurée des fruits. Le coût des traite- 
ments appliqués contre le Tétranyque rouge et autres acariens représen- 
tent environ 30 % du coût total des traitements effectués contre l'ensem- 
ble des ravageurs. 

Charançon de la prune (PI. II, fig. 8) 

Les premiers adultes hibernants du Charançon de la prune, Conotrachelus 
nénuphar (Hbst.), font également leur apparition du stade du bouton 
rose. Malgré son nom, cet insecte est prépondérant dans les pommeraies 
du Québec et, n'ayant que très peu d'ennemis naturels, on doit recourir 
a des traitements insecticides pour protéger les pommes contre ses 
attaques. 

Tordeuse du pommier (PI. III, fig. 9) 

La Tordeuse du pommier, Arahips argyrospilus (Wlk.), se classe parmi les 
ravageurs secondaires. Les oeufs déposés en plaques sur l'écorce des 
arbres constituent le stade d'hibernation et éclosent principalement 
au stade du bouton rose. Les chenilles de couleur verte avec tête noire 
grugent les premiers éléments des tissus foliaires et les différents 
organes floraux; par la suite, à l'aide de soies, elles enroulent les 
feuilles en forme de fourreau où elles se dissimulent, dévorant ici et 
là le parenchyme foliaire, et s'attaquent aussi aux pommes nouvellement 



13 



formées à proximité de leur abri. Ces dégâts causés aux fruits peuvent 
facilement être confondus avec ceux causés à la même époque par les 
chenilles de la Noctuelle et celles de la Tordeuse à bandes obliques 
(PI. II, fig. 13, PI. III, fig. 10). 

BOUTON ROSE AVANCÉ 

Ce stade est assez rapproché du précédent. Il s'en distingue par des 
pétales beaucoup plus développés qui demeurent cependant soudés les uns 
aux autres et qui affectent la forme d'un ballon teinté de rose et de 
blanc (PI. I, fig. 6). La date moyenne de l'apparition du bouton rose 
avancé est le 19 mai avec une accumulation de 200 degrés-jours. La date 
la plus hâtive a été observée le 16 mai et la plus tardive, le 31 mai. 



Date moyenne: 


19 mai 




Dates extrêmes 


: 9 mai et 


31 mai 


Degrés-jours: 


200 




Ravageurs secc 


ndaires : 




Lygide du 


pommier 




Punaise de 


la pomme 




Ravageur occasionnel: 




Thrips du 


poirier 





Le stade repère du bouton rose avancé demeure important dans les 
programmes de lutte contre la tavelure du pommier. Concernant les 
ravageurs, le développement des espèces déjà signalées se continue et 
à celles-ci viennent s'ajouter la Punaise de la pomme, Lygoooris 
cormrrunis (Knight), la Lygide du pommier, Lygidea mendax Reut . et le 
Thrips du poirier, Taeniothrips inconsequens (Uzel) . 



14 



Lygide du pommier et Punaise de la pomme 



Ces deux espèces de Mirides passent l'hiver à l'état d'oeufs implantés 
dans les brindilles et dans les pousses terminales des rameaux. Les 
larves éclosent au stade du bouton rose avancé; les larves de la Lygide 
du pommier sont rouge vermillon et celles de la Punaise de la pomme, 
vert pâle. Les études en cours semblent démontrer que les attaques de 
ces ravageurs sur les pommes sont plus importantes qu'on le croyait. 

Thrips du poirier 

Malgré son appellation, cet insecte suceur infeste aussi les pommiers, 
pruniers, cerisiers, pêchers ainsi que certaines essences forestières. 
Les adultes sont de couleur noire et mesurent environ 1,5 mm de longueur. 
Ils s'introduisent dans les fleurs de pommier en voie de développement et, 
pour s'alimenter, piquent les différents organes provoquant ainsi le 
brunissement et la nécrose des tissus. De plus, les femelles causent 
d'autres lésions en implantant leurs oeufs dans les pétioles des fleurs 
et des fruits ainsi que dans les nervures médianes des feuilles. Les 
larves, de couleur blanc jaunâtre, soutirent les matières cellulaires 
à la façon des adultes, complètent leur développement en juin puis 
tombent au sol pour la nymphose. L'espèce est univoltine. 

PLEINE FLORAISON 

A ce stade, toutes les fleurs sont ouvertes (PI. I, fig. 7). La date 
moyenne de la pleine floraison est le 23 mai avec accumulation de 240 
degrés-jours. La date de floraison la plus hâtive a été notée le 13 mai 
et la plus tardive, le 5 juin. 

C'est l'époque de la pollinisation; une étude récente sur le sujet 
évaluant l'importance des insectes en regard de certains autres agents 
pollinisateurs a été conduite dans une pommeraie du sud-ouest du Québec 
par mademoiselle Suzanne Pion et fera sous peu l'objet d'une publication. 



15 



Date moyenne: 23 mai 

Dates extrêmes: 13 mai et 5 juin 

Degrés-jours: 240 

Ravageurs prépondérants: 

Tétranyque rouge du pommier 
Charançon de la prune 

Ravageurs occasionnels: 
Hoplocampe des pommes 
Petit carpocapse de la pomme 



Tétranyque rouge du pommier 

A la floraison, apparaissent les premières femelles et les premiers oeufs 
du Tétranyque rouge du pommier. Ainsi, l'espèce a complété une première 
génération. 

Charançon de la prune 

Les adultes de ce ravageur envahissent réellement les pommiers au temps 
de la pleine floraison. A l'occasion, ils grignotent les pétales des 
fleurs pour s'alimenter. 

Hoplocampe des pommes 



Signalé au Canada en 1940, 1' Hoplocampe des pommes, Hoplooampa 
testudinea (Klug) , ne se rencontrait jusqu'à récemment que sur l'île 
de Vancouver, en Colombie-Britannique. Toutefois, en juin 1979, ce 
ravageur était trouvé pour la première fois au Québec; au printemps 
1980, on le rencontrait à nouveau dans quelques vergers du sud-ouest 
de la Province. Cet insecte passe l'hiver à l'état de larves dans le 
sol et les adultes font leur apparition sur les pommiers au début de la 
période de floraison. Ceux-ci mesurent environ 6 mm de longueur; les 
ailes sont transparentes avec nervures proéminentes foncées. L'abdomen 



16 



et le thorax sont noirs à la partie dorsale et brun jaune à la partie 
ventrale (PI. III, fig. 11). 

La femelle introduit ses oeufs dans le réceptacle des fleurs à la base 
des sépales. La larve éclot à peu près au temps de la nouaison et 
pratique une galerie superficielle encerclant une portion du fruit. Par 
la suite, la larve pénètre au centre du fruit en se creusant un trou de 
bonne dimension près duquel s'accumulent les excréments. L'espèce est 
univoltine. 

Petit carpocapse de la pomme 

Le dépistage du Petit carpocapse de la pomme, Grapholitha prunivora 
(Walsh) , à l'aide d'une phéromone synthétique, indique la présence des 
premiers adultes dans les vergers à la fin de la période de floraison. 

Ces adultes sont des papillons minuscules de couleur terne noirâtre. 
Sous binoculaire, on note toutefois que les ailes antérieures sont 
plutôt brun foncé légèrement colorées de brun orangé et de bleu; leur 
envergure est d'environ 10 mm. Les chenilles à tête brune et au corps 
blanc rosé mesurent 8 mm de longueur au terme de leur développement. 
Elles se nourrissent sur les pommes à la façon de celles du Carpocapse 
de la pomme, Laspeyresia pomonella (L.). Les dégâts occasionnés sont 
très rarement d'importance économique. 



CALICE 



Le stade du calice est atteint lorsque 90 % des pétales des fleurs sont 
tombées, ce qui a lieu ordinairement durant les derniers jours de mai 
(PI. I, fig. 8). Les dates extrêmes du calice sont le 20 mai et le 7 
juin; la date moyenne, le 29 mai. La somme des degrés-jours est alors 
de 300 unités. 



17 



Date moyenne: 


29 mai 




Dates extrêmes 


: 20 mai et 7 


juin 


Degrés- jours: 


300 




Ravageurs secondaires: 




Carpocapse 


de la pomme 




Cochenille 


virgule du pommier 


Cochenille 


ostréiforme 




Tordeuse à 


bandes rouges 





Carpocapse de la pomme (PI. III, figs 6 et 7) 

La première capture des adultes du Carpocapse de la pomme, effectuée au 
moyen d'une phéromone synthétique coïncide le plus souvent avec le stade 
du calice. A la première capture, la somme des degrés-jours calculée au 
seuil de 11° C et selon la méthode de Baskerville et Emin est de 110 
unités. 

Cet insecte est mondialement connu et se classe dans plusieurs pays 
comme ravageur prépondérant des pommes. Au Québec, durant les deux 
dernières décennies, il a été toutefois considéré comme ravageur 
secondaire, étant supplanté par la Mouche de la pomme, Ehagoletis 
pomonella (Walsh). Les traitements insecticides appliqués régulièrement 
contre ce dernier insecte assurent en même temps la répression du 
Carpocapse et le maintiendrait ainsi au-dessous du seuil de nuisibilité. 
En fait, dans les vergers négligés, les populations du Carpocapse et 
les attaques qui en résultent sont très élevées. 



1 Baskerville, G.L. et P. Emin. 1969. Rapid estimation of heat 
accumulation from maximum and minimum températures. Ecoloqy 50: 
514-517. 

Trottier, R. 1980. Early warning System for apple pest management 
in Canada. EPP0 Bull. 10: 253-257. 



18 



C o chenil 1 e virgule 

La Cochenille virgule, Lepidosaphes ulmi (L.)> passe l'hiver à l'état 
d'oeufs abrites sous de petits boucliers en forme de virgule collés à 
l'écorce des branches. Ces oeufs éclosent au stade du calice; les larves 
néonates ne sont mobiles que durant un court laps de temps après quoi 
elles se fixent à un endroit quelconque sur les brindilles, les branches 
et quelquefois sur les fruits pour y compléter leur cycle vital et se 
recouvrir progressivement d'un bouclier. C'est durant le stade mobile 
de l'insecte qu'il convient d'effectuer un traitement s'il y a lieu. 

Cochenille ostréiforme 

Munie d'un bouclier minuscule de forme ronde légèrement convexe, la 
Cochenille ostréiforme, Quadraspidotus ostreaeformis (Curt.), se 
distingue facilement de la Cochenille virgule. L'espèce passerait l'hiver 
au stade larvaire; mâles et femelles seraient présents dans les vergers 
au stade du calice et ce serait l'époque désignée pour une intervention. 
Son cycle évolutif n'a toutefois jamais fait l'objet d'étude au Québec. 

Tordeuse à bandes rouges 

Les chenilles de cette tordeuse, de couleur vert pâle et à tête jaune 
paille, sont écloses au stade du calice. Si les populations sont 
suffisamment abondantes c'est à ce stade qu'il faut appliquer un premier 
traitement. 

NOUAI S ON 

La nouaison survient environ cinq jours après le stade du calice; à ce 
moment, les pommes n'ont environ que 6 mm de diamètre (PI. I, fig. 9). 
La date moyenne de la nouaison est le 3 juin, tandis que les dates 
extrêmes sont le 24 mai et le 14 juin. 






19 



Date moyenne: 3 juin 


Dates extrêmes: 24 mai - 14 juin 


Degrés-jours: 350 


Ravageur prépondérant: 


Charançon de la prune 


Ravageur occasionnel: 


Chalcis de la pomme 


Ennemi naturel: 


Apanteles ornigis 



Charançon de la prune 

Dès que les fruits sont noués, le Charançon de la prune y dépose ses oeufs 
marquant le fruit d'une cicatrice en forme de croissant (PI. II, fig. 9). 
Dans une proportion de 80 %, les pontes de ce ravageur ont lieu en juin. 

Chalcis de la pomme, Torymus varions ~(Wlk.) 

Ce petit Hyménoptère vert brillant mesurant de 3 à 4 mm de longueur fait 
son apparition au temps de la nouaison des fruits et demeure actif durant 
les trois semaines subséquentes. Les femelles déposent leurs oeufs 
directement dans les pépins des pommes; la larve se développe à l'inté- 
rieur du pépin et y passe l'hiver. Ce chalcis est un ravageur 
occasionnel et il arrive que ses dégâts soient confondus avec ceux de la 
Mouche de la pomme. 

Apanteles ornigis (Weed) (Pi. IV, fig. 20) 



Ce braconide joue un rôle de première importance quant à la répression 
des populations des Mineuses. Au cours des dernières saisons, on a 
constaté que dans des vergers infestés par la Mineuse marbrée le taux de 
parasitisme par A. ornigis pouvait atteindre 85 %. Les adultes de ce 
braconide font leur apparition à l'époque de la nouaison. 



20 



JUIN 



Degrés-jours au 1 er juin: 325 
au 15 juin: 510 

Ravageurs prépondérants: 
Punaise terne 
Mouche de la pomme 
Tétranyque rouge du pommier 

Ravageurs secondaires: 
Cérèse buffle 
Carpocapse de la pomme 
Petit carpocapse de la pomme 
Tordeuse à bandes obliques 
Pique-bouton du pommier 
Tordeuse du pommier 
Puceron lanigère du pommier 
Lygide du pommier 
Punaise de la pomme 

Ravageurs occasionnels: 

Sésie du cornouiller 
Scarabée du rosier 

Ennemis naturels: 

Marorocentrus ividesaens 
Aphidoletes aphidimyza 
Polynema stratiaorne 
Itoplectis conquisitor 
Asoogatev quadridentatus 
Amblyseius fallacis 
Anystis agilis 
Balaustium sp. 



21 



Punaise terne 

Au cours de la première quinzaine de juin, la Punaise terne délaisse le 
pommier pour se confiner aux plantes de couverture. 

Mouche de la pomme (Pi. II, figs 6 et 7) 

Un des insectes les plus importants des vergers, la Mouche de la pomme, 
Rhagoletis pomonella (Walsh) , fait son apparition à la date moyenne du 
25 juin (extrêmes: 20 juin et 5 juillet). A ce moment, la somme des 
degrés-jours est de 450 unités établies à partir d'un seuil de 9° C et 
calculées selon la formule de Baskerville et Emin déjà citée. Depuis 
plusieurs années, la Mouche de la pomme fait l'objet de dépistage au 
Québec. 

Tétranyque rouge du pommier 

La majorité des individus au cours du mois de juin appartiennent aux 2 e 
et 3 e générations. 

Cérèse buffle 

Les oeufs hibernants de la Cérèse buffle éclosent durant la première 
quinzaine de juin. Les nymphes puis les adultes se nourrissent sur les 
plantes herbacées, de préférence sur les légumineuses. 

Carpocapse de la pomme et Petit carpocapse 

Les captures de ces deux espèces effectuées à l'aide de phéroraones de 
synthèse demeurent habituellement intensives durant tout le mois de juin 
L'éclosion des oeufs du Carpocapse de la pomme survient vers la mi-juin 
lorsque la somme des degrés-jours est de 210 unités calculées au seuil 
de 11° C et selon la formule de Baskerville et Emin. 



22 



Tordeuse à bandes obliques 

Là courbe des captures des papillons de la Tordeuse à bandes obliques 
débute entre le 10 et le 15 juin, puis atteint son point maximum à la fin 
de ce même mois et au début de juillet. 

Pique-bouton et Tordeuse du "pommier 

A l'instar de l'espèce précédente, la présence des adultes de ces deux 
ravageurs est particulièrement abondante à la fin de juin et au début de 
juillet. 

Puceron lanigère du pommier 

A la mi-juin, on peut déjà noter la présence du Puceron lanigère du 
pommier, Eriosoma lanigerum (Hausm.), notamment sur les blessures non 
complètement cicatrisées résultant de la taille des pommiers. 

Lygide du pommier et Punaise de la pomme 

Les adultes de ces deux espèces univoltines apparaissent en juin (PI. II, 

figs 4 et 5). 

Sésie du cornouiller 

Les adultes de la Sésie du cornouiller, Thamnosphecia saitula (Harr.), au 
corps noir marqué de jaune et aux ailes transparentes, sont actifs de la 
fin de juin à la mi-juillet. La chenille de cette espèce est blanchâtre 
et se nourrit de sève en demeurant dans des tunnels sous l'êcorce de 
pommiers qui sont déjà affaiblis et sans vigueur. Des vermoulures rou- 
geâtres sur les ëcorces révèlent sa présence. Depuis 1979, cette espèce 
fait l'objet d'essais de dépistage. 



23 

Scarabée du rosier 

Vers la mi-juin, les adultes du Scarabée du rosier, Macrodactylus 
subspinosus (F.), envahissent parfois certains vergers plantés à proximité 
d'endroits très sablonneux. Ces coléoptères, mesurant environ 9 mm de 
longueur, de couleur brun jaunâtre et pourvus de longues pattes, grignotent 
des cavités plus ou moins profondes sur les fruits. 

Macrooentrus iridensens French (PI. IV ', fig. 6) 

En l'absence de traitements insecticides dans un verger expérimental, ce 
bracomide polyembryonique a, au cours des deux dernières saisons, prati- 
quement éliminé les larves hibernantes et les larves de la première 
génération de la Tordeuse à bandes obliques. Cette espèce mérite une 
attention spéciale. 

Aphidoletes aphidimyza (Rondani) (Pi. IV 3 fig. 7) 

Cette cécidomyie, qui est un important prédateur du Puceron vert, du 
Puceron rose et du Puceron lanigère sur le pommier, apparaît au début de 
juin. 

Polynema striaticome Gir. 

Il s'agit d'un chalcide dont les adultes apparaissent durant la première 
quinzaine de juin et qui est un important parasite des oeufs de la Cérèse 
buffle. 

Itoplectis conquisitor (Say) (Pi. IV, fig. 8) 

Cet endoparasite est très commun s'attaquant à une foule d'insectes, 
notamment aux tordeuses et au pique-bouton du pommier. 



24 

Asoogaster quadridentatus (Wes.) (Pi. IV, fig. 11) 

Ce braconide d'environ 4 mm de longueur attaque les oeufs du Carpocapse 
de la pomme pour ensuite se développer à l'intérieur de la larve. 
L'adulte apparaît à la mi-juin au moment des premières éclosions larvaires 
du Carpocapse. Dans les vergers commerciaux, le taux de parasitisme est 
d'environ 6 %, mais peut atteindre 25 %. 

Amblyseius fallaois (Gar.) (Pi. IV, fig. 12), Anystis agilis Banks et 
Balaustivm sp. 

Les espèces prédatrices s 'attaquant au Tétranyque rouge du pommier sont 
très nombreuses, mais disparaissent dans les vergers commerciaux à cause 
des traitements insecticides. A. fallaois, A. agilis et Balaustivm sp. 
sont les seules espèces que l'on rencontre en faible nombre dans les 
vergers commerciaux à partir de la mi-juin. 

En 1979, il y a eu un premier essai d'introduction de spécimens 

à* Amblyseius fallaois résistants à certains insecticides organophosphorés. 

Les résultats obtenus ont été des plus encourageants. 

JUILLET 

Mouohe de la pomme 

L'activité maximale de cet insecte prend place de la mi-juillet à la 
mi-août . 

Tétranyque rouge du pommier 

En juillet, la plupart des individus appartiennent aux 3 e et 4 e généra- 
tions; les populations atteignent leur densité la plus élevée ordinaire- 
ment à la fin de juillet et au début d'août. 



25 



Degrés-jours au 1 er juillet: 725 
au 15 juillet: 950 

Ravageurs prépondérants: 
Mouche de la pomme 
Tétranyque rouge du pommier 
Charançon de la prune 

Ravageurs secondaires: 

Tordeuse à bandes rouges 
Pique-bouton du pommier 
Puceron vert du pommier 

Ennemis naturels: 

Trichogramma minutum 
Agathis latioinotus 
Diadegma obliteratus 
Saroophaga aldriohi 



Charançon de la prune 

Vers la mi-juillet, les larves de ce charançon quittent les pommes et 
pénètrent dans le sol pour passer successivement aux stades de chrysalides 
et d'adultes; ces derniers apparaîtront surtout durant la 3 e semaine 
d'août. La présence des nouveaux adultes se manifeste principalement par 
une augmentation des piqûres de nutrition (PI. II, fig. 10). 

Tordeuse à bandes rouges 

Le début de juillet marque les premières captures des adultes de cette 
tordeuse qui donneront naissance à la deuxième génération. 

Pique-bouton du pommier 



Les chenilles de la nouvelle génération qui deviendront les chenilles 
hibernantes sont abondantes vers le 20 juillet. 



26 

Puceron vert du pommier 

A la fin de juillet, on observe le plus souvent une nette diminution des 
populations du puceron vert du pommier, ce qui serait dû aux conditions 
climatiques et à la coriacité du feuillage. 

Trichogramma minutum Riley 

Dans les vergers de pommiers du Québec, ce parasite cosmopolite a souvent 
été observé en juiller émergeant des oeufs, entre autres, de la Tordeuse 
à bandes rouges et du Pique-bouton du pommier. 

Agathis latioinotus (Cress.) (Pi. IV 3 fig. 4) 

Ce braconide est un parasite très important du Pique-bouton du pommier 
pouvant réduire de 50 % les populations larvaires. Les adultes 
apparaissent vers la mi-juillet. 

Diadegma obliteratus (Cress.) (PI. IV } fig. 5) 

Ce parasite s'attaque aux Tordeuses, aux Olethreutides et aux Mineuses. 

Saroophaga aldriohi Park. (Pi. IV, fig. 9) 

Ce tachinide s'attaque plus particulièrement aux cocons de la Livrée des 
forêts et peut décimer cette espèce présente dans des vergers négligés. 



AOUT 



Tétranyque rouge du pommier 

Cet acarien complète les 4 e et 5 e générations et, au cours du mois d'août, 
on peut observer les premiers oeufs d'hibernation déposés sur l'écorce 
des branches ou dans la cavité oculaire des pommes. 



27 



Degrés-jours au 1 er août: 1 200 
au 15 août: 1 450 
Ravageur prépondérant : 

Tétranyque rouge du pommier 
Ravageurs secondaires: 

Carpocapse de la pomme 

Petit carpocapse 

Cérèse buffle 

Tordeuse à bandes rouges 

Puceron lanigère du pommier 

Eriophyide du pommier 



Carpocapse et Petit carpocapse de la pomme 

Au début d'août, apparaissent les papillons de ces deux ravageurs qui 
donneront naissance à une deuxième génération partielle. 

Cêrèse buffle 

Egalement au début d'août, les femelles de la Cérèse buffle délaissent 
les plantes herbacées et envahissent les jeunes pommiers. En plus 
d'implanter leurs oeufs jusque dans le liber des troncs et des brindilles, 
elles pratiquent deux incisions dans les écorces près de chaque ponte. 
Lorsqu'elles sont nombreuses, ces blessures peuvent compromettre la 
croissance des jeunes arbres. 

Tordeuse à bandes rouges 



L'éclosion des chenilles de la deuxième génération de cette tordeuse est 
pratiquement complétée au début du mois d'août. 



28 

Puceron lanigère du pommier 

C'est également au début d'août que se manifestent les proliférations 
du Puceron lanigère qui, depuis quelques années, sont beaucoup plus 

généralisées. 

Eriophyide du pommier 

C'est au cours du présent mois qu'apparaissent les premières femelles 
deutogynes qui passeront l'hiver sous les écailles des bourgeons ou 
dans les replis d'écorce. 

II - PROGRAMME DE LUTTE ET DÉPISTAGE 

Dans l'état actuel des choses, on peut difficilement envisager de produire 
des pommes pour fins commerciales sans recourir à un certain nombre de 
traitements insecticides. C'est pourquoi nous proposons des traitements 
de base convenant à l'ensemble des vergers et dirigés contre les ravageurs 
prépondérants qui sont présentement le Tétranyque rouge, la Mouche de la 
pomme, les Punaises phytophages, le Charançon de la prune et la 
Noctuelle du fruit vert. On recommande aussi, s'il y a lieu, des 
traitements d'appoint ou des traitements spéciaux qui tiennent compte 
des problèmes locaux et saisonniers. 

Les traitements de base comportent une première intervention insecticide 
effectuée au stade du bouton rose et dirigée contre la Punaise terne et 
la Noctuelle du fruit vert. Cette intervention peut avoir en même temps 
une action répressive sur des ravageurs secondaires ou occasionnels 
présents à cette époque, notamment, les Livrées, la Tordeuse à bandes 
obliques, la Tordeuse du pommier, les Mineuses, le Pique-bouton et les 
Pucerons (Tableau I). 

Une deuxième intervention, recommandée au stade du calice, est dirigée 
contre le Charançon de la prune et contre les Punaises; elle peut être 



29 



également efficace contre les Cochenilles, la Tordeuse à bandes rouges, 
l'Hoplocampe des pommes, la Spongieuse et, à nouveau, contre les 
Pucerons. 

Un troisième traitement est effectué contre le Têtranyque rouge du pommier 
et est appliqué lorsque l'on dénombre en moyenne cinq formes mobiles de 
cet acarien par feuille. Il peut, le cas échéant, être combiné au 
traitement antérieur ou ultérieur. Cette intervention enraye aussi les 
populations de l'Eriophyide du pommier et du Têtranyque à deux points. 






Un quatrième et un cinquième traitement de base sont effectués respecti- 
vement vers le 10 et vers le 25 juillet contre la Mouche de la pomme; 
ces traitements peuvent être également efficaces contre les Carpocapses, 
les Pucerons, les Tordeuses et le Pique-bouton du pommier. 



TABLEAU 1 Traitements de base dirigés contre les ravageurs prépondérants 
en regard des ravageurs secondaires ou occasionnels éventuelle- 
ment présents 



Epoque des 
traitements 



Ravageurs 
prépondérants 



Ravageurs secondaires 
ou occasionnels 



Bouton rose 

Calice 

Juin ou 
juillet 

10 juillet 
25 juillet 



Punaise terne 
Noctuelle du fruit 
vert 

Charançon de la 
prune et Punaises 
phytophages 

Têtranyque rouge 
du pommier 

Mouche de la pomme 



Mouche de la pomme 



Livrées, Tordeuse à bandes 
obliques, Tordeuse du pommier, 
Mineuses, Pique-bouton, Pucerons 

Cochenilles, Tordeuse à bandes 
rouges, Pucerons, Hoplocarape, 
Spongieuse 

Eriophyide du pommier, 
Têtranyque à deux points 

Carpocapses, Pucerons, 
Tordeuses, Pique-bouton 

Carpocapses, Pucerons, 
Tordeuses, Pique-bouton 



Concernant les traitements d'appoint ou spéciaux, leur emploi exige au 
préalable certaines précautions, car il se peut, par exemple, que les 



30 

populations de Mineuses que l'on désire éliminer soient fortement 
parasitées ou encore que les colonies de pucerons en cause comportent de 
nombreux prédateurs. Dans ces cas, les interventions insecticides sont 
non seulement inutiles, mais préjudiciables. C'est alors que la 
connaissance des principaux parasites et prédateurs, habituellement 
présents dans les vergers, devient très importante tant pour le 
conseiller agricole que pour l'arboriculteur lui-même. 

Un programme de dépistage s'avère également très utile pour déterminer la 
présence de tel ou tel ravageur, la densité de la population et la 
nécessité des traitements. Deux sortes de pièges sont présentement 
employés avec succès dans certains vergers du Québec: 

. le piège à phëromone sexuelle synthétique et 

. le piège-appât basé principalement sur l'attractivité de la couleur. 
Les ravageurs qui font présentement l'objet de piégeage se répartissent 
comme suit: 



Pièges à phéromones 



Pièges-appâts 



Tordeuse à bandes rouges (1) 
Carpocapse de la pomme (1) 
Tordeuse à bandes obliques (1) 
Tordeuse du pommier (1) 
Petit carpocapse de la pomme (1) 
Sésie du cornouiller (2) 
Mineuse marbrée (2) 
Noctuelle du fruit vert (3) 



Mouche de la pomme (1) 
Punaise terne (4) 
Hoplocampe des pommes (4) 



Le piège à phéromones renferme une capsule imprégnée d'une substance 
synthétique comparable à celle émise par la femelle d'une espèce donnée, 
Cette capsule est placée dans un piège de cargon évasé et pré-englué; 



(1) Zoëcon Corporation, Palo Alto, California 94304. 

(2) Conrel, Needham Heights, Massachusetts 02194. 

(3) Prairie Régional Laboratory, NRC Canada, Saskatoon, Sask. S7N 0W9 . 

(4) New England Insect Traps, Colrain, Massachusetts 01340. 



31 



elle peut être efficace sur une superficie d'environ deux hectares durant 
un mois. 

Le piège-appât pour la mouche de la pomme est fait d'un carton jaune 
(14 x 23 cm) pré-englué et pourvu d'un appât à base de sels ammoniacaux. 
Il doit être placé dans les endroits les plus sujets aux attaques de la 
Mouche. Le piège-appât pour la Punaise terne et l'Hoplocampe des pommes 
est fait d'un carton (15 x 20 cm) recouvert de pigments blancs de zinc ne 
réfléchissant pas les radiations ultraviolettes et enduit d'une glue 

,- m 00 

appelée Tangletrap . 

Pour la Tordeuse à bandes rouges, le Carpocapse de la pomme, la Tordeuse 
à bandes obliques et la Mouche de la pomme, mentionnés dans le tableau 
qui suit, nous sommes en mesure de fournir les dates d'installation des 
pièges, les périodes de piégeage et le nombre critique de captures à la 
fin de la période de piégeage: 

Date Périodes Nbre critique-^ 

d' installation des des captures 

Insectes des pièges captures totales 

Tordeuse à bandes 15 avril 20 avril - 20 mai 600 

rouges 

Carpocapse de 15 mai 20 mai - 20 juin 20 

la pomme 

Tordeuse à bandes 25 mai 1 juin - 1 juillet 100 

obliques 

Tordeuse du pommier 15 juin 20 juin - 20 juillet 20 

Tordeuse à bandes 20 juin 25 juin - 25 juillet 200 
rouges (2 e gén.) 

Mouche de la pomme 20 juin 25 juin - 1 septembre 1 

Tordeuse à bandes 1 août 5 août - 5 septembre 100 
obliques (2 e gén.) 



1 Somme des captures de 2 pièges par verger excepté pour la Mouche de la 
pomme comportant 4 pièges par verger. 

Les nombres critiques des captures présentés ici sont provisoires 
puisqu'ils pourront être ajustés à l'aide de données supplémentaires. 



32 

Les seuils critiques que nous proposons sont provisoires et, pour un bon 
usage de ces techniques de piégeage, l'arboriculteur fruitier non initié 
se doit de consulter un conseiller agricole. Pour les espèces qui 
n'apparaissent pas au tableau, les recherches se continuent afin d'établir 
avec le plus de précision possible les relations captures-dégâts. 

Ce tour d'horizon sur la protection des vergers de pommiers contre ses 
ravageurs est nécessairement incomplet; il contribue néanmoins à démontrer 
la complexité des problèmes et les efforts accomplis pour en arriver à une 
lutte rationnelle plutôt que préventive et empirique. 



Remerciements 

Messieurs A. Clément, D. Pitre et L.G. Simard du ministère de l'Agricultu- 
re du Canada, ainsi que monsieur J. Touzin du ministère de l'Agriculture, 
des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec ont, à titre de techniciens, 
apporté une importante contribution aux travaux de base de cette recherche, 
De plus, ils ont, avec le concours de monsieur B. Drouin, graphiste au 
ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec, 
réalisé les planches en couleurs illustrant cet exposé. 



34 

PLANCHE I - Stades phénologiques du développement des pommiers Mclntosh 

1. Stade dormant 

2. Débourrement 

3. Débourrement avancé 

4. Pré-bouton rose 

5. Bouton rose 

6. Bouton rose avancé 

7. Pleine floraison 

8. Calice 

9. Nouaison 

Photographies : 

L.G. Simard 



38 

PLANCHE II - Principaux ravageurs des pommiers 

1. Femelle du Tétranyque rouge du pommier, Panonychus ulmi (Koch); 
long. 0,39 mm. 

2. Spécimens de l'Eriophyide du pommier, Aculus schleehtendali (Nal.); 
long. 0,07 mm. 

3. Punaise terne, Lygus lineolaris (P. de B.); long. 5,6 mm. 

4. Lygide du pommier, Lygidea mendax Reut; long. 6,6 mm. 

5. Punaise de la pomme, Lygocoris comnunis (Knight); long 5,6 mm. 

6. Pommes attaquées par la Mouche de la pomme, Hhagoletis pomonella 
(Walsh). 

7. Mile de la Mouche de la pomme; long, du corps 5 mm. 

8. Adulte du Charançon de la prune, Conotrachelus nénuphar (Hbst.); 
long. 5 mm. 

9. Piqûres de ponte du Charançon de la prune sur pommes fraîchement 
nouées . 

10. Piqûres de nutrition du Charançon de la prune. 

11. Chenille de la Noctuelle du fruit vert, Orthosia hibisci (Guenée) . 

12. Adulte de la Noctuelle du fruit vert; envergure des ailes 40 mm. 

13. Dégât cicatrisé sur pomme mûre causé par la chenille de la Noctuelle 
du fruit vert. 

Phoiographies : 

L.G. Simard, nos 1, 2, 3, 4, 6, 7, 8, 10, 11, 13 

B. Drouin, nos 5, 9 





!>■ 


B . .. ' <9 






iU 


W^Ê • _j 


/jB 






J 


kZ| 


L ' flfa 


^^^^^ 


W/j^k 


















42 

PLANCHE III - Ravageurs secondaires des pommiers 

1. Formes aptères du Puceron vert du pommier, Aphis pomi De G. 

2. Formes aptères du Puceron rose du pommier, Dysaphis plantaginea 
(Pass.) . 

3. Colonies du Puceron rose du pommier sur une pousse terminale. 

4. Adulte de la Tordeuse à bandes obliques, Archips rosaoeana (Harr.); 
long. 11,5 mm. 

5. Pommes attaquées par la chenille de la Tordeuse à bandes obliques. 

6. Adulte du Carpocapse de la pomme, Laspeyresia pomonella (L.); long. 
10 mm. 

7. Apparence extérieure d'un fruit renfermant la larve du Carpocapse 
de la pomme. 

8. Adulte et chrysalide du Pique-bouton du pommier, Spilonota ocellana 
(D. & S.); long, de l'adulte 7,5 mm. 

9. Adulte et cuticule nymphale de la Tordeuse du pommier, Archips 
argyrospilus (Wlk.); long, de l'adulte 10,6 mm. 

10. Dégâts cicatrisés causés par les chenilles de la Tordeuse du pommier 
sur des pommes parvenues à maturité. 

11. Adulte de l'Hoplocampe des pommes Hoplocampa testudinea (Klug) ; 
long. 6 mm. 

Photographies: 

B. Drouin, nos 1, 2, 3, 8, 11 

L.C. Simard, nos 4, 5, 6, 7, 9, 10 










SE 






v^AV J 




1 k aj^Hp 




9 




«^ 


^iiÉRN 


t 


^sç-^ =•" — 


t 




i 


4. 




46 

PLANCHE IV - Certains ennemis naturels des ravageurs des pommiers 

1. Allothvombium levouxii Moss; long. 3,3 mm. 

2. Oeuf de Syrphide; long. 1 mm. 

3. Larve de Syrphide. 

3a. Coccinelles prédatrices. 

4. Agathis laticinatus (Cresson); long. 4,2 mm. 

5. Diadegma obliteratus (Cresson); long. 4,5 mm, 

6. Maorooentrus iridesoens French; long. 3,2 mm. 

7. Aphidoletes aphidimyza (Rondani); long. 1,8 mm. 

8. Itoplectis conquisitor (Say); long. 8,2 mm. 

9. Sarcophaga aldrichi (Park.); long. 4,3 mm. 

10. Apanteles ornigis (Weed); long. 2,3 mm. 

11. Asoogaster quadridentatus Wes.; long. 4,3 mm. 

12. Colonie d' Amblyseius fallaois (Garman) ; long, de l'adulte, 0,32 mm. 

Photographies : 

B. Drouin, no 1 

J. Touzin, nos 2, 3, 3a 

L.G. Simard, nos 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12 



IV 




49 
INDEX 

Page Page 

Aculus sahleehtendali voir coccinelles 5, 8; PI. IV, fig.3a 

Eriophyide du pommier Cochenille ostréiforme 17, 18 

Agathis latiainotus Cochenille virgule 17 , 18 

25, 26; PI. IV, fig.4 Conotrachelus nénuphar voir Charançon 

Allothrombium levouxii- de la prune , 

3, 4; PI. IV, fig.l Ctenioera spp. voir Taupins 

Amblyseius fallaeis débourrement 4; Pl.I, fig.2 

20, 24; PI. IV, fig.12 débourrement avancé 8; Pl.I, fig.3 

Anystis agilis 20, 24 degrés-jours. . .2, 3 , 5, ,8 ,9, 10, 11 

Apanteles ornigis .. .19; PI. IV, fig.10 13, 14, 15, 16, 17, 19, 20, 25, 27 
Aphidoletes aphidimyza Diadegma obliteratus 

20, 23; PI. IV, fig.7 25, 26; PI. IV, fig.5 

Aphis pomi voir Puceron vert du Dysaphis plantaginea voir Puceron rose 

pommier , du pommier 

Avchips argyrospilus voir Tordeuse ennemis naturels. ... 2, 3, 5, 19, 20, 25 

du pommier Eriophyide du pommier „ 

Arahips rosaeeana voir Tordeuse à 5, 6, 27, 28, 29; PI. II, fig.2 

bandes obliques Eviosoma lanigewm voir Puceron 

Argyrotaenia velutinana voir Tordeuse lanigère du pommier „ . 

à bandes rouges floraison 14, Pl.I, fig.7 

Ascogaster quadvidentatus Gvapholitha prunivora voir Petit 

20, 24; PI. IV, fig.ll carpocapse de la pomme 

Balaustium sp 20, 24 Hoplooampa testudinea voir Hoplocampe 

bouton rose 11; Pl.I, fig.5 des pommes 

bouton rose avancé. .. .13; Pl.I, fig.6 Hoplocampe des pommes 

calice» 16; Pl.I, fig.8 15, 30, 31; PI. III, fig.ll 

Carpocapse de la pomme. 16, 17, 20, 21 Itoplectis oonquisitov 

27, 29, 30, 31; Pl„III,figs 6 et 7 20, 23; PI. IV, fig.8 

Cérèse buffle 20, 21, 27 Laspeyresia pomonella voir Carpocapse 

Chalcis du pommier 19 de la pomme 

Charançon de la prune Lepidosaph.es ulmi voir Cochenille 

1, 11, 12, 15 virgule 

25, 28, 29; PI. II, figs 8, 9 et 10 Lithocolletis blancardella voir Mineuse 

marbrée 



50 

Page Page 

Lithooolletis ovataegella 9 pièges à phéromones 30, 31 

Lithooolletis malimalifoliella 9 pièges-appâts 30, 31 

Lithooolletis scudevella. 9 Pique-bouton du pommier 5, 6 

Livrée d'Amérique 5, 7 20, 22, 25, 28, 29; PI. III, fig. 8 

Livrée des forêts 5, 7 Polynema stratieovne 20, 23 

Livrées 28, 29 Lymantvia dispav voir Spongieuse 

Lygide du pommier Pré-bouton rose 10; Pl.I, fig. 4 

13, 14, 20, 22; PI. II, fig. 4 Pseudexentera màli voir Tordeuse pâle 

Lygidea mendax voir Lygide du du pommier 

pommier Pucerons des graminées 5, 7 

Lygocovis oommunis voir Punaise Puceron lanigère du pommier 

de la pomme 20, 22, 27, 28 

Lygus lineolavis voir Punaise terne.. Puceron rose du pommier 

Maorooentrus ividesoens 8, 9; PI. III,figs 2 et 3 

20, 23; PI. IV, fig. 6 Puceron vert du pommier . . 

Maovodaotylus subspinosus voir 10, 11, 25, 26; PI. III, fig.l 

Scarabée du rosier Pucerons 28, 29 

Malacosoma amevicanvm voir Livrée Punaise de la pomme 

d'Amérique 13, 14, 20, 22; PI. II, fig. 5 

Malacosoma disstria voir Livrée Punaise terne 3, 4 

des forêts 5, 20, 21, 28, 30, 31; PI. II, fig. 3 

Mineuse marbrée... 8, 9, 30 Punaises phytophages 1, 28, 29 

Mineuses des feuilles 28, 29 Quadraspidotus ostreaeformis voir 

Mouche de la pomme Cochenille ostréif orme 

1, 17, 20, 21, 24, 25 ravageurs occasionnels 

28, 29, 30, 31; PI. II, figs 6 et 7 2, 3, 5, 9, 13, 15, 19, 20, 29 

Noctuelle du fruit vert ravageurs prépondérants 

1, 3, 10, 28 1, 2, 3, 5, 10, 11, 15, 19 

29, 30; PI. II, figs 11, 12 et 13 20, 25, 27, 28, 29;P1.II, figs 1-13 

nouaison 18; Pl.I, fig. 9 ravageurs secondaires 

Orthosia hibisoi voir Noctuelle du 2, 5, 9, 10, 11, 13, 17 

fruit vert 20, 25, 27, 29; PI. III, figs 1- 11 

Panonyohus ulmi voir Tétranyque rouge Rhagoletis pomonella voir Mouche de 

du pommier la pomme 

Petit carpocapse de la pomme o Rhopalosiphum fitohii voir Puceron des 

15, 16, 20, 21, 27, 29, 30 graminées 



' 51 



Page 
Sarcophaga aldriohi 

25, 26; PI. IV, fig.9 

Scarabée du rosier 20, 23 

Sésie du cornouiller 20, 22, 30 

Spilonata ooellana voir Pique-bouton 

du pommier 

Spongieuse 8, 9, 10 

stade dormant 3, 4; Pl.I, fig.l 

syrphes 5, 7; PI. 4, figs 2 et 3 

Taenio thrips inoonsequens voir Thrips 

du poirier 

taupins 5, 7 

Tavelure du pommier 4 

Tétranyque à deux points 8, 9 

Tétranyque rouge du pommier 

.o 1, 11, 12, 15, 20, 21, 24 

25, 26, 27, 28, 29 ; PI. II, fig. 1 



Page 
Tetranychus urtiaae voir Tétranyque 

â deux points 

Thamosphecia saitula voir Sésie du 

cornouiller 

Thrips du poirier 13, 14 

Tordeuse à bandes obliques 

5, 6, 7, 18, 20, 22 

28, 29, 30, 31;P1.III, figs 4 et 5 
Tordeuse à bandes rouges 

5, 6, 25, 27, 29, 30, 31 

Tordeuse du pommier 11, 12, 20 

22, 28, 29; PI. III, figs 9 et 10 

Tordeuse pâle du pommier 3, 4 

Torymus varions voir Chalcis du 

pommier 

Trichogramma minutum 25 , 26 

Ventuvia inaequalis voir tavelure du 

pommier 



CAL'BÇA OTTAWA K1 A 0C5 



3 9073